À propos des infections du site opératoire

Trois personnes sur cent ayant des chirurgies vont développer une infection du site opératoire, et le taux d'incident peut être aussi élevée que 30% en fonction de l'intervention chirurgicale. Dans une enquête de 6745 patients dans les hôpitaux de soins actifs canadiens dans neuf provinces, les infections du site opératoire représentaient 21% des infections.1 

Les patients qui développent une infection sont:

  • Cinq fois plus susceptibles d'être réadmis à l'hôpital 
  • Susceptibles d'avoir besoin d'une moyenne de huit jours supplémentaires à l'hôpital 
  • 60% plus susceptibles d'avoir besoin de soins intensifs 
  • Deux fois plus susceptibles de mourir 

Les Patients cardio-vasculaires font en particulier face à un risque accru. Dans une étude chez des patients subissant une chirurgie de pontage coronarien, le taux de mortalité a augmenté de 22% pour les patients qui ont développé une profonde infection de la poitrine sur le site opératoire, comparativement à 0,6% pour les patients qui ne développent pas d'infection.

Les Infections chirurgicales affectent non seulement les patients, mais l'hôpital dans son ensemble. Selon le Dr Ross Baker, professeur a l'Université de Toronto en matière de santé, de politique et de gestion, une réduction "raisonnable" du nombre d'infections du site opératoire dans un hôpital de taille moyenne pourrait libérer de 20 a 30 lits sur un cours base. La prestation de soins des infections du site opératoire nécessite souvent a des infirmières de travailler de plus longues heures  avec des ressources limitées. De plus, parce que le traitement d'une infection du site opératoire est environ de 4000 $ par patient, il ya un impact financier énorme sur les systèmes de soins de santé canadiens. Au Québec, par exemple, il a été estimé que les infections du site opératoire évitables coûtent au système de soins de santé de plus de 10 millions de dollars par année. En dépensant moins de 1% de leur budget en salle d'opération, les hôpitaux peuvent réduire leur taux d'infections du site opératoire de plus de 50% par an, améliorer les conditions hospitalières et surtout sauver des vies.